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Monumental, colossal, magistral.
Un des meilleurs livres que j’ai lu de ma courte vie.

Les mots, les phrases, les paragraphes s’enchaînent si bien.
Alors que l’on pensait que le pire était arrivé, William Hamleigh revient toujours en force.

Les pilliers de la terre de Ken Follet est un chef-d’œuvre. Je suis présentement en deuil. Je ne pourrais pas trouver aussi bon livre avant un bon bout de temps…

Jamais je ne me suis ennuyée durant la lecture de ces 1050 pages. Pas une seule fois. Tout était passionnant, de la naissance de Jonathan à l’édification de la cathédrale de Kingsbridge.

Tom, William, Ellen, Jack, Aliena m’ont fait vivre des émotions intenses. J’ai vécu la haine en lisant ce livre, j’ai failli pleurer à quelques reprises, mais j’ai aussi ri. Ce roman m’a passionné, m’a donné des frissons et m’a gardé en haleine jusqu’au bout. Trente-cinq ans de malheurs et de bonheurs.

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J’ai lu «Deux roues, un avenir».
Histoire
Cyclo-féminisme
Automobile : aberration
Et le reste de la planète?

Bref, beaucoup d’infos qui se lisent bien.
Vraiment très bien.
D’étonnement en étonnement.

Un p’tit plaisir.

J’ai particulièrement aimé l’épilogue.
Que je vais vous présenter.

«Le vélo rêvé»

Le maire : Je sais bien qu’on a d’énormes problèmes de circulation, masi que voulez-vous, les gens sont si peu réalistes! Pour les contenter il faudrait un moyen de transport de taille réduite, facile à stationner, non polluant, silencieux, peu coûteux, consommant peu de carburant et populaire auprès des citoyens!

Le secrétaire : Vous rêvez, monsieur le maire…

~~

Le médecin : Comment remettre tous ces gens-là en forme, dites-moi, mon jeune ami? Comment leur faire perdre leurs kilos en trop, reprendre du tonus, lâcher leurs pilules, faire du sport, respirer de l’air frais, relaxer sans cesser d’être actifs et cela, d’une façon assez plaisante pour les encourager à persister?

L’interne : Vous rêvez, docteur?

~~

Le ministre des finances : Cher collègue, on n’a plus le choix, il faut couper! Mais peut-on vraiment réduire le coût de la voirie, de la police, des soins de santé et de la lutte contre la pollution sans gêner le transport, la sécurité et la protection de l’environnement?

Le sous-ministre : Vous rêvez, monsieur le ministre!

~~

Le papa-au-foyer : Ça m’énerve de surveiller le petit sans cesse! Ce qu’il faudrait, ma chérie, ce sont des rues où les enfants puissent jouer là, devant les maisons! Ils sont si insouciants à cet âge-là, ils sont trop jeunes pour être constamment conscients du danger! Si seulement la circulation était moins dangereuse et la vitesse si réduite qu’un accident soit tout simplement impossible. C’est pourtant pas compliqué!

La maman-au-travail : Ah, mon gros loup, je rêvais de ça moi aussi quand j’étais à la maison avec notre plus grande…

~~

Le curé : Mon cher ami, comme j’aimerais voir cette communauté moins égoïste! Que les gens s’entraident! Qu’ils donnent aux vieux une chance de sortir de leur isolement! Qu’ils organisent pour les enfants et les adolescents des loisirs sains! Qu’ils offrents aux pauvres des activités accessibles à leurs moyens! Qu’ils ne se dispersent pas, chacun pour soi, tout de suite après la messe!

Le vicaire : Vous rêve, monsieur le curé…

~~

L’artiste-photographe : Comment veux-tu que je te croque de jolis paysages urbains? C’est emcombré, c’est sale, les visages sont mornes… Ah, il l’avait facile, Doisneau, dans les belles années! Dégagez-moi ces rues-là qu’on voit les façades et donnez l’espace aux gens pour se rencontrer, entrer en rapport entre eux, qu’il y ait de la vie, des conversations, des expressions sur leurs traits…

La caméra : Tu rêves, mon pote…

~~

Le politicologue : L’idéal pour donner à la chose politique un visage moins austère et plus crédible, ce serait de trouver un champ d’action dialectique où l’idéologie  subversive déboucherait sur une praxis radicale, s’attaquant non pas aux épiphénomènes, mais à la clé de voûte du capitalisme et aux véhicules de ses valeurs individualistes, impliquant une critique vigoureuse du processus politique soulignant ses paradoxes et appelant son remodelage et ce, tout en suscitant chez le praticien une transformation irréversible de la conscience, l’exercice de son pouvoir personnel et faisant un pied de nez aux monopoles confrontés, le tout associé si possible à un nouvel ordre du plaisir, trouvant sa force dans sa simplicité même et dans sa gratuité, à l’anti-thèse des hiérarchies autoritaires et ce, dans un mouvement perméable , capable de se répandre par osmose à travers les couches sociales, transcendant les intérêts des sous-groupes, touchant chez tous un dénominateur commun fondamentalement réfractaire  à toute tentative d’aliénation…

Le fauteuil : On peut toujours rêver…

~~

L’automobiliste : Eh vous, à vélo, grouillez-vous! Vous rêvez ou quoi?

La cycliste : Oh oui, je rêve de pommiers à la place des parcomètres, de jardins dans les stationnements, de fontaines au milieu des intersections, de mini-parcs dans les ruelles…Je rêve de chiens, de chats, d’écureuils et aussi de lièvres, de ratons-laveurs, de faisans et de mésanges bien à leur aise sur les pelouses et dans les arbres…Je rêve d’édifices toutes fenêtres ouvertes et de curieux accoudés  qui regardent les rues où des promeneurs de tous âges déambulent en bavardant et où des tramways glissent en silence…Je rêve de musiciens sur les places publiques, à l’ombres des grands arbres, qui sourient au doux son des clochettes de vélo…

L’automobiliste : J’ai pas le temps de rêver moi, laissez-moi passer!

La cycliste : Oh, vous savez, quand on est en avance sur son temps, on n’est pas si pressé…

L’automobliste : Ça suffit, là! C’est pour aujourd’hui ou pour demain?

La cycliste : Quand vous voudrez! Tout cela arrivera quand vous voudrez!..

Une chanteuse et un chanteur.
Deux guitares.
Deux saxophones.
Une basse.
Des percussions.
Une trompette.
Un clavier.
Une mandoline.
Un trombone.
Une batterie.
Un accordéon.
Et c’est à se demander si je n’en oublie pas.

Anglais. Espagnol. Français.

Ce joli melting pot, c’est Colectivo!

Toujours de l’énergie.
Toujours du plaisir.

J’avais presque envie de danser, c’est peu dire!

Dévorée un livre en deux jours.
J’était en train de me demander si je n’avais pas perdu la passion de la lecture.
Et si je ne lisais plus que par habitude.

Pas que l’Ange écarlate soit un livre vraiment fou.
Le journal de la journaliste est souvent dépourvue d’intérêt.
On nous répéte la même information deux fois.
J’avais d’jà compris, man!
On a droit à des détails complètement inutiles.
J’ai même vu des fautes flagrantes de non-féminisation.

Elle avait l’air mystérieux.
J’vais avoir l’air fin. (alors que c’est une fille qui parle)

Mais l’histoire est enlevante.
Intriguante.
Sordide.

Des vampires modernes?
Je ne sais trop encore.

Des cités dans la tête.
Du sang, du sexe, de la violence.
De la peinture.
Ça, j’en suis sûre.

C’est que c’est une trilogie.
Mais on sent, malheureusement, que l’auteure ne maîtrise pas tout à fait sa plume.
Tout de même intéressant.

Manet à Monet, vulgarisé :

«Ton chum Renoir là, y’est ben smatte, mais tu devrais peut-être y dire d’arrête de peindre. C’est vraiment affreux c’qu’y fait.»

Renoir le paysagiste.
Renoir l’audacieux.
Renoir refusé à présenter ses tableaux (comme la plupart des autres impressionnistes).
Renoir prenant les techniques de ses acolytes avec qui il était. Ne peignant pas tant en solo.

On apprend ses différentes techniques qui était alors très surprenantes.
Comme peindre au couteau.
Ou diluer tellement sa peinture à l’huile pour l’utiliser en aquarelle.

Une expostion pas très longue (75 minutes en lisant tout), donc pas du tout lourde.
Bref, très agréable.

Grande question : audioguide ou pas? Perso, je ne les ai pas pris. (Y me prendront pas cinq piasses de pluss certain!) Et je n’en ai pas senti le besoin durant l’expo. Mais semble-t-il qu’il était super intéressant. Entre-autre il y avait une version pour enfants : légère, explicative et instructive. Mais celle pour adultes était plus ardu et technique.

Coût : Comme à l’habitude, extrèmement cher pour rien : 15$ par adulte
Jusqu’au 9 septembre 2007

Musée des beaux-arts du Canada
380, promenade Sussex
Ottawa, Ontario

Vous avez une envie folle de lire un classique de la littérature française?
Ou un incontournable de la science-fiction?
Une pièce de théâtre à ne pas manquer?
Du fantastique essentiel à sa connaissance littéraire?
Un policier vital?

Mais ne savez que lire, ni comment vous diriger dans cette mer de possibilités?

Eh bien, j’ai pour vous le livre le plus incroyable!

La bibliothèque idéale présentée par Bernard Pivot. Mais il est très cher. Je vous propose donc ce site.
La liste, mais pour gratis.
Évidemment, dans le livre il y a des courts résumés des quarante-neuf livres se trouvant dans chacune des quarante-neuf catégories. (Ça n’en fait des livres, han!) Ce livre est une véritable bible. Qu’il faut tout de même prendre à la légère! 😉

Aucun auteur ne se retrouve deux fois dans la même catégorie.
Mais il peut apparaître dans plusieurs sections.

Bref, des heures de plaisir à surligner les livres déjà lus!
Et aussi se plaindre «argh, mais c’est son autre classique que j’ai lu!» «Dire que je l’ai lu pour rien» héhé

Enjoy!

Après la quarantaine, la reconstruction.
Après la reconstruction, l’habitation.

Mais 28 semaines ne semblent pas suffisant pour éradier le virus de la rage.
Et le virus est plus sauvage, plus rapide, plus dangereux.

La survie est-elle possible?

Embrasser un contaminé n’est jamais une bonne idée.
La salive, le sang.

Très violent.
Mais aussi dénonciateur.
La présence de l’armée. Pour protéger, mais aussi pour détruire.
Un parallèle avec l’Irak?

La destruction est totale.
Ou presque…

À voir, seulement si vous avez aimé 28 jours plus tard.

***

Puisque j’étais au ciné-parc, c’était donc un programme double. Le visage de la peur. À chier. Tout simplement.

***

Si quelqu’un réussit à me trouver des désavantages au ciné-parc, je vais être surprise. (Mis à part l’usage de l’automobile parce que tu peux bien y aller avec une bicyclette et une radio…;))

Les avantages :
-Parler pendant tout le film sans déranger personne
-Parler au téléphone
-Apporter sa propre bouffe
-Fumer
-Boire de l’alcool
-Faire du sexe
-Dormir
etc.

Oui, oui, j’ai fini ce monument de la littérature.
J’ai lu les 1544 pages (en point 8!) d’un bout à l’autre.
Captivée.

Au début, j’avais peur.
La grosseur du roman, oui.
Le genre d’écriture, un peu. (Oui, je sais Monsieur Léon a écrit pour le peuple.)
Mais surtout, le nombre de personnages!
Finalement, je m’en suis sortie indemne.

Tout se déroule comme un charme:
Les années passent.
Les aventures amoureuses.
La(es) guerre(s) contre Buonaparte.
Les personnages.
Construction complexe.
Image parfaite.
Pas d’idéal.
Pas d’anti-héros.
Seulement des gens bien ordinaires avec une personnalité bien réelle.
Que ce soit, Natacha, Sonia, Pierre, André, Petia, Nicolas, Maria l’attachement se crée rapidement.
Et ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu cela aussi intensément!

N’attendez plus pour le lire, même si c’est seulement pour vous vantez de l’avoir lu!
Et après, plus aucun roman ne vous fera peur!

Comme lecture de chevet, j’ai un petit livre très intéressant : 100 petites expériences en psychologie du consommateur pour mieux comprendre comment on vous influence (que j’ai loué à la bibliothèque car il est très cher).

Très intéressant.

Il est composé de trois parties, sous-divisés en onze chapitres :
Perception de l’information et comportement d’achat : pièges, biais et limites du traitement de l’information
-Les prix psychologiques «99999999999999999999999»
-L’influence automatique et non consciente
-Publicité et persuasion
-Messages et mots d’apparence anodine et comportement d’achat
-Sens et comportement du consommateur : la psychologie d’ambiance
-Lieux de vente et musique d’ambiance
-Odeurs et comportements de consommation
-Couleurs, lumières et consommation
-Pouvoir des vendeurs et influence des clients
-L’amorçage comportemental : l’influence par étapes
-Comportement non verbal du personnel et effet sur le client
-Les caractéristiques du vendeur
-L’auto-influence

À leur tour, les chapitres sont divisés en «fiches». Tels que :

  • Pourquoi acceptez-vous certaines choses , alors que vous avez le sentiment que vous pouvez les refuser? Évocation sémantique de la liberté et comportement d’achat.
  • Pourquoi écouter de la musique forte pousse-t-il à boire plus? L’effet de suractivation.
  • Pourquoi préférez-vous boire une limonade bien fraîche dans un verre bleu plutôt que rouge? Couleurs et autres interprétations sensorielles.

Chacune de ses fiches présente une introduction au sujet, la ou les expériences menées sur le sujet et puis évidemment la conclusion à laquelle on peut venir.

Malheureusement, le livre ne nous sert pas à sortir de cet emprise, mais seulement à nous démonter à quel point nous sommes influençables, et que nous ne pouvons pas faire grand chose. Le ton n’est pas du tout revendicateur, et tend parfois à être du côté du marchand. Même que l’auteur encourage parfois les tenanciers de bars ou autre établissement à pousser l’une des expériences. Ce qui devient désagréable, mais sinon un recueil clair et très intéressant pour mieux comprendre nos comportements.

J’était assise hier, confortablement, sur mon siège de la salle André-Mathieu, à m’émouvoir/m’émerveiller devant des scènes de la Mauritanie, quand cela m’a frappé. J’aime autant les Grands Explorateurs pour une seule raison : c’est l’Histoire du peuple. Jamais de dirigeants, jamais de bourgeoisie. Toujours que la simplicité et la vérité.

À chaque mois, un cinéaste différent vient présenter son film-documentaire. Soit sur un pays, soit sur une région. D’une durée d’environ 1h30, il relate/présente le peuple. Les images. Certains avec beaucoup d’anectodes, d’autres nous laissant goûter aux images.

D’une fois à l’autre, nous sommes plongé-e-s profondément dans la culture. Car ces gens ne se contentent pas d’aller deux semaines pour faire un reportage. Souvent, ils y sont allé-e-s plusieurs fois.
C’est habituellement des coups de coeur.
On découvre presque automatiquement des facettes cachées.
Le peuple est au coeur de la découverte.

Dans plusieurs salles à travers le Québec.