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Dévorée un livre en deux jours.
J’était en train de me demander si je n’avais pas perdu la passion de la lecture.
Et si je ne lisais plus que par habitude.

Pas que l’Ange écarlate soit un livre vraiment fou.
Le journal de la journaliste est souvent dépourvue d’intérêt.
On nous répéte la même information deux fois.
J’avais d’jà compris, man!
On a droit à des détails complètement inutiles.
J’ai même vu des fautes flagrantes de non-féminisation.

Elle avait l’air mystérieux.
J’vais avoir l’air fin. (alors que c’est une fille qui parle)

Mais l’histoire est enlevante.
Intriguante.
Sordide.

Des vampires modernes?
Je ne sais trop encore.

Des cités dans la tête.
Du sang, du sexe, de la violence.
De la peinture.
Ça, j’en suis sûre.

C’est que c’est une trilogie.
Mais on sent, malheureusement, que l’auteure ne maîtrise pas tout à fait sa plume.
Tout de même intéressant.

J’ai parfois l’impression que la musique ou les livres qui m’entourent, aussi classiques et difficiles à lire soient-ils (du moins, lorsque je m’efforce de lire des classiques), me viennent en quelque sorte tout cuits dans le bec. Généralement, même les thrillers les plus denses, les musiques les plus compliquées sont quand même faits pour être compris. Du coup, il est agréable parfois de pouvoir laisser aller son imagination pour inventer toutes sortes d’histoires sans déroger à une quelconque sacro-sainte règle d’analyse.

Et voilà, il y a Nosfell. On dit qu’il est Français, mais il se présente en concert et dans toute sa musique comme une sorte d’extra-terrestre, provenant d’un pays appelé Klokochazia, où on parle le Klokobetz. Dans un mélange de cette langue et d’anglais, il raconte des histoires de son pays, du moins le suppose-t-on, aidé par un sens particulier de la métamorphose, tant dans sa gestuelle que dans sa musique et dans sa voix.

Au début, on cherche à comprendre, à mettre des lettres sur les sons si particuliers qu’on entend sortir de sa bouche. Mais rapidement on se rend compte qu’il est impossible de les retranscrire correctement, ils semblent changer d’une écoute à l’autre.

À écouter si on a envie de s’évader, c’est simplement dommage que ce soit si difficile à trouver au Canada…

Pour plus d’infos, ce site est bien fait et la version longue de Mindala Jinka dans la section médias est géniale!

Nosfell en concert

Manet à Monet, vulgarisé :

«Ton chum Renoir là, y’est ben smatte, mais tu devrais peut-être y dire d’arrête de peindre. C’est vraiment affreux c’qu’y fait.»

Renoir le paysagiste.
Renoir l’audacieux.
Renoir refusé à présenter ses tableaux (comme la plupart des autres impressionnistes).
Renoir prenant les techniques de ses acolytes avec qui il était. Ne peignant pas tant en solo.

On apprend ses différentes techniques qui était alors très surprenantes.
Comme peindre au couteau.
Ou diluer tellement sa peinture à l’huile pour l’utiliser en aquarelle.

Une expostion pas très longue (75 minutes en lisant tout), donc pas du tout lourde.
Bref, très agréable.

Grande question : audioguide ou pas? Perso, je ne les ai pas pris. (Y me prendront pas cinq piasses de pluss certain!) Et je n’en ai pas senti le besoin durant l’expo. Mais semble-t-il qu’il était super intéressant. Entre-autre il y avait une version pour enfants : légère, explicative et instructive. Mais celle pour adultes était plus ardu et technique.

Coût : Comme à l’habitude, extrèmement cher pour rien : 15$ par adulte
Jusqu’au 9 septembre 2007

Musée des beaux-arts du Canada
380, promenade Sussex
Ottawa, Ontario

La sonorité de Belle & Sebastian peut sembler déprimante. Elle ne l’est pas, ou, à tout du moins, elle ne l’est plus après la première écoute. Pour ma part, alors qu’un après-midi d’été évachée sur le lit d’un vieil ami, celui-ci m’a dit « eh, écoute ça », ce n’est certainement pas le mot « déprimant » qui m’est venu à l’esprit.

J’aime Belle & Sebastian pour la douceur de leurs chansons. Non, pas douceur. J’aime la voix du chanteur, j’aime les instruments qui sont utilisés et la façon dont ils le sont. J’aime surtout la musique de Belle & Sebastian. C’est la musique parfaite des moments solitaires, mais certainement pas celle des moments nostalgiques où l’on verse une larme en regardant les photos des amis du secondaire, broches en primes. Il y a de la musique douce (douce? je dis douce et je pense à un tapis avec de longs poils blancs. c’est certainement pas un mot qui peut décrire B&S), de la musique calme (pas comme de la musique new age et un bruit de fond de chute d’eau), de la musique (eheh, c’est le mieux que j’ai trouvé) qui peut être classée dans celle qui fait pleurer – ou même pleurnicher un peu en écrasant la larme du bout de son doigt (si vous en cherchez, j’ai encore une playlist pleine de chansons pop de mes folles années de secondaire, juste à me contacter), mais B&S ne m’a encore causé aucun pleurs (yay). Franchement, tout ce que je peux dire c’est que B&S, c’est beeen bon.

(excellente critique, madame Gwen, j’arrête pas de la trouver merveilleuse.)

Bon, c’est pas tout écrire un long texte pour ne rien dire, mais j’ai des livres à lire. Ça peut pas me faire de mal au niveau des synonymes, hein.

B&S, site officiel. (j’lai dit qu’ils viennent de Glasgow? Hehe)

*

Ajout d’Andy.

C’est vraiment une découverte grâce à Gwen ici présente. En fait, Belle and Sebastian ont neuf albums. Je crois que le seul lien qui lit les neuf est cette touche old school et pas très complexe, avec un beat de drum simple et de bonnes balades pas larmoyantes du tout. Et d’autres chansons avec plus d’influences rock. Parfois un peu folk aussi. Bref, de l’excellent pop indie. Et une touche d’humour!

J’ai particulièrement aimé I Love my Car, qu’on peut trouver sur leur myspace, mais juss pacque ça fit avec mon mood :P. (Parce que les autres tounes, toutes issues d’albums différents, sont particulières et intéressantes!)

Nouvelle éclair pour vous parler du site, et du disque, RadioDread, dans lequel des artistes pratiquant le reggae bob-marley-en reprennent à leur façon des succès de Radio-Tête (Radiohead, eh!)

Après les Rock-a-lullabies (qui feront l’objet d’un autre texte, quand je l’aurai écrit) la enième reprise des hits du groupe têtu (têtu!! quel humour!) mène à croire qu’il est comme genre, un groupe culte.

Malgré tout, c’est bien amusant. Nota pour Karma Police. Sé bon ^^.

Je ne savais pas trop où classer ce roman de Jean-Marie Gustave Le Clézio.
Si vous voulez une introduction moche, je dirai que c’est une biographie du couple de peintres Diego Rivera et Frida Kahlo.

Mais si vous voulez vraiment avoir une idée du portrait que nous raconte Le Clézio, je devrai parler de roman et de poésie.
Parce qu’en fait, c’est avec passion qu’il nous parle de la vie de ces deux peintres d’un génie un peu fou, de leur couple, à partir de leur enfance jusqu’à leur mort. Il fait carrément revivre le Mexique des années 20, le Mexique révolutionnaire, tout juste à l’aube de la Révolution russe. Sa mise en contexte n’en est pas une, car c’est en fait à travers elle, par et pour ce Mexique que Diego et Frida ont créé, jusqu’à bouleverser son paysage artistique et son identité culturelle.

Je n’ai jamais lu de biographie (hum, j’en ai lu très peu, je dois l’avouer) racontée avec autant d’ardeur et de poésie. Il fait de leur vie un hymne, nous la rend accessible, nous permet de plonger à l’intérieur de leur amour, de comprendre leur attachement à leur terre, leurs racines indigènes, leur art et la révolution.
Tout au long de la lecture des parallèles magnifiques sont établis avec leurs oeuvres respectives.

On dirait qu’il les a connuEs. Et ça me donne l’impression que seulE unE artiste peut raconter de façon aussi personnelle et poétique unE autre artiste.

*

Et ce n’est pas du tout kitsh, comme on pourrait être tenté de le croire en lisant ce résumé.