You are currently browsing the monthly archive for mars 2007.

Comme lecture de chevet, j’ai un petit livre très intéressant : 100 petites expériences en psychologie du consommateur pour mieux comprendre comment on vous influence (que j’ai loué à la bibliothèque car il est très cher).

Très intéressant.

Il est composé de trois parties, sous-divisés en onze chapitres :
Perception de l’information et comportement d’achat : pièges, biais et limites du traitement de l’information
-Les prix psychologiques «99999999999999999999999»
-L’influence automatique et non consciente
-Publicité et persuasion
-Messages et mots d’apparence anodine et comportement d’achat
-Sens et comportement du consommateur : la psychologie d’ambiance
-Lieux de vente et musique d’ambiance
-Odeurs et comportements de consommation
-Couleurs, lumières et consommation
-Pouvoir des vendeurs et influence des clients
-L’amorçage comportemental : l’influence par étapes
-Comportement non verbal du personnel et effet sur le client
-Les caractéristiques du vendeur
-L’auto-influence

À leur tour, les chapitres sont divisés en «fiches». Tels que :

  • Pourquoi acceptez-vous certaines choses , alors que vous avez le sentiment que vous pouvez les refuser? Évocation sémantique de la liberté et comportement d’achat.
  • Pourquoi écouter de la musique forte pousse-t-il à boire plus? L’effet de suractivation.
  • Pourquoi préférez-vous boire une limonade bien fraîche dans un verre bleu plutôt que rouge? Couleurs et autres interprétations sensorielles.

Chacune de ses fiches présente une introduction au sujet, la ou les expériences menées sur le sujet et puis évidemment la conclusion à laquelle on peut venir.

Malheureusement, le livre ne nous sert pas à sortir de cet emprise, mais seulement à nous démonter à quel point nous sommes influençables, et que nous ne pouvons pas faire grand chose. Le ton n’est pas du tout revendicateur, et tend parfois à être du côté du marchand. Même que l’auteur encourage parfois les tenanciers de bars ou autre établissement à pousser l’une des expériences. Ce qui devient désagréable, mais sinon un recueil clair et très intéressant pour mieux comprendre nos comportements.

Écotopie est un livre écrit par Ernest Callenbach en 1975. En gros, il raconte l’histoire d’un journaliste états-unien envoyé en Écotopie, un pays formé des états de la côte ouest nouvellement sécessionnée, pour lever, la première fois depuis 19 ans, le voile sur ce pays qui prône l’écologie comme manière de vivre.

Le livre est présenté sous la forme, d’une part, des articles de journaux que William Weston écrit à propos du gouvernement, du mode de vie, des innovations du jeune pays et, d’autre part, du journal personnel de ce même Weston. Tout au long du récit, le personnage principal, au départ curieux mais néanmoins méfiant face à ce nouveau monde en découvre les haut et les bas.

Écotopie n’est pas un livre bien écrit. Son style est plutôt lourd, même, mais c’est surtout le contenu qui en fait un des meilleurs livres que j’ai jamais lus. Présentant une utopie environnementaliste qui représente, dans les grandes lignes, le monde exact où je voudrais vivre : la lenteur, la communauté, la chaleur, le respect de la nature, la disparition des automobiles, la bonne nourriture, l’air pur, etc. Ce livre a été pour moi la mise en mots de ce monde parfait que je sentais en moi de façon diffuse.

Je ne me gêne pas pour publiciser ce bouquin parce que c’est une utopie réalisable. Il ne faut qu’un peu de bonne volonté pour y arriver, celle des gens qui vont cesser de se fier sur un gouvernement inutile pour régler leurs problèmes, autant quotidiens que ceux de la planète. À ce sujet, la forme de gouvernement présentée dans Écotopie n’est pas celle que je considère la meilleure. D’autres éléments, représentatifs des années 70, me font tilter de même. Écotopie est, en ce sens, un livre autour duquel les discussions pourraient – et devraient – être nombreuses. J’en retiens surtout l’idée d’environnement, de décroissance et de communauté (la bouffe en commun, la vaisselle aussi, le partage des savoirs), à vous d’en tirer ce que vous y voyez de bon pour la planète.

**

Écotopie est quasiment introuvable (à moins d’un hasard merveilleux) en français. J’en possède une copie, et je ne suis pas la seule. Nous [possesseurs de la v.f. du bouquin] planifions nous atteler, un jour, à la tâche de le reproduire et de le rendre disponible sur internet. Pour le moment, sortez votre dictionnaire et prenez le risque de le lire en anglais. Le vocabulaire n’est pas trop complexe et si vous êtes capable d’écouter un film dans la langue de James Brown, vous devriez pouvoir sans trop de problème contempler la prose de Callenbach.

**

Le wiki du bouquin. Le site officiel de l’auteur. Acheter le livre sur amazon [v. anglaise]. Qui se souvient d’Écotopie -une réédition en français?

Cascadia, une utopie écologiste dans le monde réel. Le wiki.

**