Je qualifierais le musée de Vancouver de correct. Il a 4 étages, qu’il remplit bien, sans plus. Je ne m’y connais pas en luminosité et en toiles, mais je n’ai pas aimé l’éclairage. Ça peut paraître stupide, mais les habitués des musées connaissent son importance. Celui-ci était, selon moi, beaucoup trop fort pour ce qu’on avait besoin. En plus, dans la partie française de l’introduction et dans quelques descriptions incluses dans l’expo d’Emily Carr, (la seule qui était bilingue), il y avait pleins de fautes d’orthographe!

Mais bon. La vie culturelle en général, à Vancouver, est pas géniale. C’est pas comparable à Montréal en-tout-cas, alors c’est en tenant compte de ça que je qualifie le musée de correct. Passable. Médiocre, quoi. (Le vrai sens du mot médiocre…).

Coût: adulte: 15$ – étudiant: 10$ (correct…)

750 Hornby Street. Vancouver, B.C.

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Emily Carr, New perspectives on a canadian icon
Tu sais c’est qui, toi, Emily Carr? Bravo, parce que moi je la connaissais pas avant d’aller voir cette expo. À la Van Art Gallery, ils ont une collection appréciable de l’oeuvre de cette artiste-peintre, qui a commencé sa « carrière » dans les années folles. Ils ont décidé de la revisiter d’une toute nouvelle façon, comme le titre l’indique…

Pourquoi cette artiste est-elle une icône canadienne?

Un, parce qu’elle est une des grande représentante de la tentative de sauvegarde de la culture des Premières Nations. Personnellement, j’ai trouvé cette partie de l’expo sans grand intérêt. C’est peut-être parce que je suis pas à l’aise avec le fait que l’artiste s’est servie de ça pour se faire (peu, mais tout de même) de l’argent. Mais je dois dire que c’est aussi parce que son esthétique à la néo-impressionniste amérindienne ne m’a vraiment pas impressionnée.

Voyez par vous-même.

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Malgré tout, voir les débuts de l’artiste était pertinent.

S’ensuit quelques peintures inspirées du fauvisme, faites lors de son séjour en France.

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Deux, parce qu’à son retour dans l’Ouest canadien, elle a unit son amour pour la nature, issue de son observation du mode de vie et des croyances des peuples-qui-étaient-ici-bien-avant-nous, et les paysages de la côte nord du Pacifique pour en faire un art propre à elle.

Suffit les portraits de totems et de villages. Infidèle aux mythes, Carr inclut maintenant les totems dans une perspective beaucoup plus globale. Au début, cette période est très sombre. Densité, épaisseur, arbres effrayants.

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Puis, elle découvre une nouvelle technique. Sa peinture devient rapidement lumineuse et fluide. Illustrant sa croyance en la Nature Divine, elle allie anthropomorphisme et animisme pour nous peindre des tourbillons de vie, ciels pleins de mouvements clairs et venteux.

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Tu l’auras deviné… c’est cette partie de l’expo qui en vaut le détour.

Jusqu’au 7 Février 2007

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PAINT
Une dizaine d’artistes.

Drôle, trash, sexuel, fluo.
Abstractions géométriques, illusions d’optiques, jeux de lignes et de couleurs.

Néo-expressionisme, néo-surréalisme. Moderne et post-moderne.
Milieu punk, scène underground.

Politique. Usage d’icônes, critique.
Citations historiques, sociales et artisitiques.

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David Ostrem

Internet – Photographie – Structures et installations – Peinture

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Jessica Stockholder

À travers quatre décennies, l’expo nous montre des extraits de l’art telle qu’il a évolué à Vancouver. Et surtout, tel qu’il souhaite être.

Imagination.

Jusqu’au 25 Février 2007.

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