Un jour, elle décida de se rebeller.
De quitter sa banlieue fermée à de nouvelles possibilités.
Traverser ce foutu pont Jacques-Cartier pour vivre la vraie vie.

Alice, à Brossard, passe pour une fille ouverte (peut-être trop selon certains), une fille qui n’a pas froid aux yeux et qui adore apprendre sans s’en laisser impressionner. Ses parents la voient évidemment plus comme une bonne petite fille sage qui réussit à l’école.

Alice devient Aliss.

Dès le début, elle rencontre un homme pressé, le lapin en retard, le suit et se retrouve dans un quartier très étrange de Montréal. Vient ensuite la proprio de l’immeuble de son appart qui repeint son salon en rouge éclatant. Le beau Mario dans l’escalier. Verrue le papillon. La serrurière. Les Cadillacs et la limousine aux fenêtres teintés rouges. Andromaque et son bar de danseuses. Les micros et les macros. Chair et Bone, les buveurs de thé. La porte blindé rouge. Les Valets. La dime. Mickey et Minnie. Puis, la Reine Rouge.
C’est simple: plus l’histoire évolue, plus les personnages sont bizarres.

Une montée progressive des évènements. Un à un. Toujours un peu plus. Nous nous habituons. Plongeons complètement. Sans se laisser émouvoir outre mesure.

Le procès décidera du sort.

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