Monumental, colossal, magistral.
Un des meilleurs livres que j’ai lu de ma courte vie.

Les mots, les phrases, les paragraphes s’enchaînent si bien.
Alors que l’on pensait que le pire était arrivé, William Hamleigh revient toujours en force.

Les pilliers de la terre de Ken Follet est un chef-d’œuvre. Je suis présentement en deuil. Je ne pourrais pas trouver aussi bon livre avant un bon bout de temps…

Jamais je ne me suis ennuyée durant la lecture de ces 1050 pages. Pas une seule fois. Tout était passionnant, de la naissance de Jonathan à l’édification de la cathédrale de Kingsbridge.

Tom, William, Ellen, Jack, Aliena m’ont fait vivre des émotions intenses. J’ai vécu la haine en lisant ce livre, j’ai failli pleurer à quelques reprises, mais j’ai aussi ri. Ce roman m’a passionné, m’a donné des frissons et m’a gardé en haleine jusqu’au bout. Trente-cinq ans de malheurs et de bonheurs.

Publicités

Soumission de Laurent.

Je suis en train de terminer un livre qui, sans payer de mine, est vraiment pertinent. Écrit en 1970, il retrace l’histoire de l’anarchisme en Espagne du 19e siècle jusqu’à la Guerre d’Espagne. C’est extrêmement intéressant, car, si on en sait déjà peu sur la Guerre d’Espagne (exception faite des anarchistes, car cette guerre civile est un moment clé de ce courant politique), il me semble qu’on en sait encore moins sur la période précédant cette guerre.

On y découvre l’histoire particulière de la péninsule ibérique, qui a une tradition surprenante de pensée libertaire. En effet, tandis que se répandait partout en Europe la pensée de Marx, et que le communisme séduisait la classe prolétaire, la campagne espagnole (L’Espagne était beaucoup moins urbanisée que le reste de l’Europe) était plus séduite par la fougue et la spontanéité des idées de Bakounine et de l’idéal anarchiste. À ses débuts dans ces contrées, l’anarchisme était peu organisé, et prenait une tournure très lyrique, salvatrice, quasi-religieuse: pour les populations rurales en manque de tout, il offrait la promesse d’un monde meilleur et, surtout, d’un repartage des terres. Je ne vous raconterai pas le livre, mais pour vous mettre l’eau à la bouche, on y raconte des histoires de villages se déclarant spontanément “indépendants” et entrant en grève sociale, générale et illimitée, ou encore de contrées entière se révoltant au simple mot d’ordre “c’est aujourd’hui la Révolution”. Plus tard dans l’histoire – le livre retrace 75 ans d’histoire passionnante – l’Idée se concrétisa, notamment au sein d’une puissante organisation anarcho-syndicaliste qui lutta très longtemps contre le gouvernement.

Le livre termine aux débuts de la Guerre d’Espagne – qui, en soit, est une période de l’histoire méritant d’être approfondie, car c’est possiblement le seul moment dans l’histoire de l’humanité où l’autogestion a été vécue par autant de gens, à une si grande échelle – dans la partie du pays aux mains des Républicains, on compte un grand nombre de villages anarchistes, des communes libertaires, et de très nombreuses usines collectivisées…

Ce qui m’intéresse dans ce livre, c’est qu’il fournit une piste de réponse à la question “Comment faire la Révolution?”. Car lorsque Franco prit le pouvoir, il reçut très peu d’opposition de la part du gouvernement en place – ce sont les syndicats anarchistes qui, les premiers, montèrent au front et permirent aux Républicains de se réorganiser. Les ouvriers (et ouvrières? pas sûr…) durent extorquer du gouvernement l’accès aux réserves d’armes fédérales lors de la junte militaire. Et si l’autogestion se répandit si rapidement, particulièrement en Catalogne, c’est qu’était déjà établie une culture libertaire, qui attendait le moment propice pour passer à l’action! Je citerai le livre en question, à la page 133: “Ainsi l’impensable paraît prendre figure réelle. Cette révolution anarchiste qu’il fallait jusqu’ici ranger dans la catégorie des utopies, voici qu’un sursaut inespéré de l’histoire lui donne corps.”

Ce livre est une fenêtre sur les conditions bien spéciales qui menèrent le peuple espagnol à la révolution libertaire. Disponible en tombant dessus par hasard au local de l’AGECVM, ou à la bibliothèque, si vous êtes vraiment chanceux-euses!

Anarchistes d’Espagne, Jean Bécarud et Gilles Lapouge, éditeur André Balland (collection “R”), Paris, 1970
De lecture fluide et passionnante, un portrait historique fortement politisé et bien synthétisé, je recommande chaudement ce livre.

D’accord, d’accord. J’ai promis à Mariane que je le ferais, alors je vais le faire. Non que ce ne soit si difficile, c’est simplement que y’en a tellement à dire et je suis plutôt paresseuse, si je m’écoutais j’en ferais la base d’un travail d’analyse d’au moins une dizaine de pages.

Eh oui, je parle bien du Deuxième sexe, tome 1 et 2, écrit par la grande Simone de Beauvoir. En fait ce que j’aimerais faire c’est un résumé, donc bref mais rendant compte de façon non équivoque de la pertinence et de la portée de ces bouquins, et d’une façon qui m’assurerait que chaque personne lisant ce résumé serait amené-e à non pas simplement conclure que c’est effectivement une base d’introduction au féminisme mais aussi à comprendre pourquoi le féminisme est toujours d’actualité.

Bon j’suis mal partie, comme d’habitude je me perds en introduction. Mais voilà. Tout d’abord, la structure de l’essai. Il faut mettre en lumière son ingéniosité. Parce que Simone, à travers 2 bouquins de poche, réussit à faire un survol global mais complet de la situation de la femme, depuis les hommes qui traînaient les femmes par les cheveux jusqu’à la fin des années 40 de l’ère moderne.

Et en plus, c’est pas plate! Au contraire. Simone, contrairement à peut-être d’autres auteur-e-s/essayistes/historien-ne-s, a une jolie plume, acérée mais fluide, pas toujours juste mais très passionnée. En fait, du début à la fin, on suit sa pensée (sauf dans le bout Mythes que j’ai sauté parce que j’avais envie de m’enfuir à toutes jambes devant les diverses représentations sadiques ou angéliques qu’on a inventé sur les femmes) sans jamais vouloir l’interrompre, sauf quand le propos, énoncé de façon tellement claire et nette comme une lame, nous fait mal.

Parce qu’elle parle des femmes, la Simone. En s’aidant (ou devrais-je dire en s’armant) de milles exemples et citations, elle parle de nous. De notre assouvissement et de notre liberté, de notre sexualité et surtout de notre érotisme, de notre image et de notre nous-mêmes, de nos peurs et de nos volontés. Et elle le fait avec talent, raison et sans mélodrame.

De nos jours, je dirais que cette lecture est toujours pertinente, peut-être moins qu’elle l’était au moment de sa parution, mais les enjeux dont elle parle nous touchent toujours.
Que ce soit quand elle parle de sexe et de comportements et attitudes à l’intérieur du couple, quand elle discute de dépassement de soi ou lorsqu’elle démolit les arguments des antiféministes d’un coup d’encre, elle nous démontre toujours avec clarté les facettes multiples de la condition féminine.

Et c’est aussi ça, le fantastique avec cette étude. Parce qu’en parlant des femmes, Simone réussit à parler d’êtres humain-e-s. Du particulier elle évoque le général, de l’individuel elle va vers la collectivité, et ce sans jamais oublier les particularités des un-e-s et des autres.

Moi, juste quand elle explique comment le patriarcat (système d’oppression des femmes par les hommes) opprime aussi, bien qu’à moindre échelle et de façon moins profonde, les hommes eux-mêmes, et comment ça ne sert à rien, au quotidien, de chercher à qui la faute, qu’il faut plutôt tenter de sortir des cycles vicieux qui en résultent, aïe j’avais des frissons.

Oh et puis ce livre nécessite d’être lu, par les femmes et aussi par les hommes, simplement parce qu’il représente par sa forme même ce qu’elle tente de dire à la face du monde, c’est-à-dire que les femmes sont des êtres conscient-e-s et capables, et que ce n’est pas à travers d’autres mais bien grâce à elles-mêmes qu’elles aussi peuvent conquérir leur liberté. (Et ça vaut pour les hommes!)

Je vous donne en cadeau un extrait de sa conclusion, trésor de mots réfléchis et toujours vrais, qui, vous êtes pas vites si vous l’avez pas encore deviné, m’ont touché droit dans la conscience.

Oh et puis non, allez le lire.

*

Et pour les antiféministes qui se demandent en quoi le féminisme est toujours utile de nos jours dans le monde occidental, je ne prononcerai que les mots pornographie, prostitution, couple, travail et je vous laisse faire le reste du travail tout-e-s seul-e-s pour aujourd’hui.

*

Oh et je tiens à dire que je suis d’accord avec elle aussi quand elle dit que les femmes ne seront jamais totalement libres tant que les être humain-e-s en général ne se seront pas libéré-e-s des chaînes du système d’économie capitaliste, autre système d’oppression qui marche main dans la main avec le patriarcat.

Un peu fâchée contre moi-même de n’avoir pas apporté pour ce petit voyage un ou deux livres de plus en prévision de la fin prochaine de celui que j’étais en train de lire, quel ne fût pas mon émerveillement quand mon copain sorti de son vieux placard un bouquin merveilleux, rempli d’histoires d’Edgar Allan Poe.
Histoires extraordinaires. Et en effet, ces histoires l’étaient. Poussée par une curiosité d’abord un peu malsaine, j’entrepris la lecture du bouquin avec une certaine envie obsédante. Ne connaissant d’Edgar que sa réputation de buveur égotiste ainsi que quelques-unes de ses plus célèbres histoires morbides et étranges, ma curiosité se transforma, au fil de ma lecture, en intérêt et étonnement tous deux plus que croissants. Je reconnu là, pour mon plus grand bonheur, quelques-uns des vestiges délicieux d’une époque pour moi jusqu’alors inconnue de Poe.

N’allez pas croire que nous pouvons insérer chronologiquement cette époque à l’intérieur de quelques limites de temps. L’époque dont je vous parle en chevaucha plusieurs, entre autres la plus connue et la plus fascinante, que j’ai mentionnée plus tôt. Mais l’époque dont je vous parle n’en est pas moins dépourvue de tout objet fascinant et digne de l’intérêt que nous lui portons en ce moment même, au contraire.

En débutant par ses histoires avec Dupin, personnage hautement intelligent et quasiment épeurant de par ses facultés d’analyse, qui par ses raisonnements et déductions logiques impeccables, réussi à résoudre plusieurs affaires qui demeuraient un vague mystère inquiétant pour la police. C’est dans ses histoires que je vis avec le plus de clarté tout l’intérêt que portait Poe pour les mathématiques, et il transmet son goût d’une telle façon qu’une simple énigme m’a fait vivre des moments d’exaltation et de suspense ma foi plutôt intenses.
Et ensuite vint la joie immense de réaliser que Manuscrit dans une bouteille et Descente dans le Maëlstrom étaient des histoires de mer et de marins.
Oh c’est certain que nous ne les lisons pas toutes, parfois elles sont longues et rendent plus compte des passions ou des aversions de l’auteur pour quelque domaine de la science. Mais tout de même.

Mon écriture imparfaite ne saurait rendre compte de l’atmosphère dans laquelle Poe fait évoluer ses personnages, en leurs inventant un passé des plus anodins ou mystérieux, des manières bizarres et un goût marqué pour le secret et la solitude. Quoi qu’il en soit, cette lecture fût salutaire en ce qu’elle m’a offert un nouveau visage à Edgar Allan Poe, et que celui-ci ne m’encourage qu’à continuer à le découvrir.

*

Et en plus elles sont traduites par Beaudelaire!!!

J’ai lu «Deux roues, un avenir».
Histoire
Cyclo-féminisme
Automobile : aberration
Et le reste de la planète?

Bref, beaucoup d’infos qui se lisent bien.
Vraiment très bien.
D’étonnement en étonnement.

Un p’tit plaisir.

J’ai particulièrement aimé l’épilogue.
Que je vais vous présenter.

«Le vélo rêvé»

Le maire : Je sais bien qu’on a d’énormes problèmes de circulation, masi que voulez-vous, les gens sont si peu réalistes! Pour les contenter il faudrait un moyen de transport de taille réduite, facile à stationner, non polluant, silencieux, peu coûteux, consommant peu de carburant et populaire auprès des citoyens!

Le secrétaire : Vous rêvez, monsieur le maire…

~~

Le médecin : Comment remettre tous ces gens-là en forme, dites-moi, mon jeune ami? Comment leur faire perdre leurs kilos en trop, reprendre du tonus, lâcher leurs pilules, faire du sport, respirer de l’air frais, relaxer sans cesser d’être actifs et cela, d’une façon assez plaisante pour les encourager à persister?

L’interne : Vous rêvez, docteur?

~~

Le ministre des finances : Cher collègue, on n’a plus le choix, il faut couper! Mais peut-on vraiment réduire le coût de la voirie, de la police, des soins de santé et de la lutte contre la pollution sans gêner le transport, la sécurité et la protection de l’environnement?

Le sous-ministre : Vous rêvez, monsieur le ministre!

~~

Le papa-au-foyer : Ça m’énerve de surveiller le petit sans cesse! Ce qu’il faudrait, ma chérie, ce sont des rues où les enfants puissent jouer là, devant les maisons! Ils sont si insouciants à cet âge-là, ils sont trop jeunes pour être constamment conscients du danger! Si seulement la circulation était moins dangereuse et la vitesse si réduite qu’un accident soit tout simplement impossible. C’est pourtant pas compliqué!

La maman-au-travail : Ah, mon gros loup, je rêvais de ça moi aussi quand j’étais à la maison avec notre plus grande…

~~

Le curé : Mon cher ami, comme j’aimerais voir cette communauté moins égoïste! Que les gens s’entraident! Qu’ils donnent aux vieux une chance de sortir de leur isolement! Qu’ils organisent pour les enfants et les adolescents des loisirs sains! Qu’ils offrents aux pauvres des activités accessibles à leurs moyens! Qu’ils ne se dispersent pas, chacun pour soi, tout de suite après la messe!

Le vicaire : Vous rêve, monsieur le curé…

~~

L’artiste-photographe : Comment veux-tu que je te croque de jolis paysages urbains? C’est emcombré, c’est sale, les visages sont mornes… Ah, il l’avait facile, Doisneau, dans les belles années! Dégagez-moi ces rues-là qu’on voit les façades et donnez l’espace aux gens pour se rencontrer, entrer en rapport entre eux, qu’il y ait de la vie, des conversations, des expressions sur leurs traits…

La caméra : Tu rêves, mon pote…

~~

Le politicologue : L’idéal pour donner à la chose politique un visage moins austère et plus crédible, ce serait de trouver un champ d’action dialectique où l’idéologie  subversive déboucherait sur une praxis radicale, s’attaquant non pas aux épiphénomènes, mais à la clé de voûte du capitalisme et aux véhicules de ses valeurs individualistes, impliquant une critique vigoureuse du processus politique soulignant ses paradoxes et appelant son remodelage et ce, tout en suscitant chez le praticien une transformation irréversible de la conscience, l’exercice de son pouvoir personnel et faisant un pied de nez aux monopoles confrontés, le tout associé si possible à un nouvel ordre du plaisir, trouvant sa force dans sa simplicité même et dans sa gratuité, à l’anti-thèse des hiérarchies autoritaires et ce, dans un mouvement perméable , capable de se répandre par osmose à travers les couches sociales, transcendant les intérêts des sous-groupes, touchant chez tous un dénominateur commun fondamentalement réfractaire  à toute tentative d’aliénation…

Le fauteuil : On peut toujours rêver…

~~

L’automobiliste : Eh vous, à vélo, grouillez-vous! Vous rêvez ou quoi?

La cycliste : Oh oui, je rêve de pommiers à la place des parcomètres, de jardins dans les stationnements, de fontaines au milieu des intersections, de mini-parcs dans les ruelles…Je rêve de chiens, de chats, d’écureuils et aussi de lièvres, de ratons-laveurs, de faisans et de mésanges bien à leur aise sur les pelouses et dans les arbres…Je rêve d’édifices toutes fenêtres ouvertes et de curieux accoudés  qui regardent les rues où des promeneurs de tous âges déambulent en bavardant et où des tramways glissent en silence…Je rêve de musiciens sur les places publiques, à l’ombres des grands arbres, qui sourient au doux son des clochettes de vélo…

L’automobiliste : J’ai pas le temps de rêver moi, laissez-moi passer!

La cycliste : Oh, vous savez, quand on est en avance sur son temps, on n’est pas si pressé…

L’automobliste : Ça suffit, là! C’est pour aujourd’hui ou pour demain?

La cycliste : Quand vous voudrez! Tout cela arrivera quand vous voudrez!..

Une chanteuse et un chanteur.
Deux guitares.
Deux saxophones.
Une basse.
Des percussions.
Une trompette.
Un clavier.
Une mandoline.
Un trombone.
Une batterie.
Un accordéon.
Et c’est à se demander si je n’en oublie pas.

Anglais. Espagnol. Français.

Ce joli melting pot, c’est Colectivo!

Toujours de l’énergie.
Toujours du plaisir.

J’avais presque envie de danser, c’est peu dire!

Dévorée un livre en deux jours.
J’était en train de me demander si je n’avais pas perdu la passion de la lecture.
Et si je ne lisais plus que par habitude.

Pas que l’Ange écarlate soit un livre vraiment fou.
Le journal de la journaliste est souvent dépourvue d’intérêt.
On nous répéte la même information deux fois.
J’avais d’jà compris, man!
On a droit à des détails complètement inutiles.
J’ai même vu des fautes flagrantes de non-féminisation.

Elle avait l’air mystérieux.
J’vais avoir l’air fin. (alors que c’est une fille qui parle)

Mais l’histoire est enlevante.
Intriguante.
Sordide.

Des vampires modernes?
Je ne sais trop encore.

Des cités dans la tête.
Du sang, du sexe, de la violence.
De la peinture.
Ça, j’en suis sûre.

C’est que c’est une trilogie.
Mais on sent, malheureusement, que l’auteure ne maîtrise pas tout à fait sa plume.
Tout de même intéressant.

J’ai parfois l’impression que la musique ou les livres qui m’entourent, aussi classiques et difficiles à lire soient-ils (du moins, lorsque je m’efforce de lire des classiques), me viennent en quelque sorte tout cuits dans le bec. Généralement, même les thrillers les plus denses, les musiques les plus compliquées sont quand même faits pour être compris. Du coup, il est agréable parfois de pouvoir laisser aller son imagination pour inventer toutes sortes d’histoires sans déroger à une quelconque sacro-sainte règle d’analyse.

Et voilà, il y a Nosfell. On dit qu’il est Français, mais il se présente en concert et dans toute sa musique comme une sorte d’extra-terrestre, provenant d’un pays appelé Klokochazia, où on parle le Klokobetz. Dans un mélange de cette langue et d’anglais, il raconte des histoires de son pays, du moins le suppose-t-on, aidé par un sens particulier de la métamorphose, tant dans sa gestuelle que dans sa musique et dans sa voix.

Au début, on cherche à comprendre, à mettre des lettres sur les sons si particuliers qu’on entend sortir de sa bouche. Mais rapidement on se rend compte qu’il est impossible de les retranscrire correctement, ils semblent changer d’une écoute à l’autre.

À écouter si on a envie de s’évader, c’est simplement dommage que ce soit si difficile à trouver au Canada…

Pour plus d’infos, ce site est bien fait et la version longue de Mindala Jinka dans la section médias est géniale!

Nosfell en concert

Manet à Monet, vulgarisé :

«Ton chum Renoir là, y’est ben smatte, mais tu devrais peut-être y dire d’arrête de peindre. C’est vraiment affreux c’qu’y fait.»

Renoir le paysagiste.
Renoir l’audacieux.
Renoir refusé à présenter ses tableaux (comme la plupart des autres impressionnistes).
Renoir prenant les techniques de ses acolytes avec qui il était. Ne peignant pas tant en solo.

On apprend ses différentes techniques qui était alors très surprenantes.
Comme peindre au couteau.
Ou diluer tellement sa peinture à l’huile pour l’utiliser en aquarelle.

Une expostion pas très longue (75 minutes en lisant tout), donc pas du tout lourde.
Bref, très agréable.

Grande question : audioguide ou pas? Perso, je ne les ai pas pris. (Y me prendront pas cinq piasses de pluss certain!) Et je n’en ai pas senti le besoin durant l’expo. Mais semble-t-il qu’il était super intéressant. Entre-autre il y avait une version pour enfants : légère, explicative et instructive. Mais celle pour adultes était plus ardu et technique.

Coût : Comme à l’habitude, extrèmement cher pour rien : 15$ par adulte
Jusqu’au 9 septembre 2007

Musée des beaux-arts du Canada
380, promenade Sussex
Ottawa, Ontario

La sonorité de Belle & Sebastian peut sembler déprimante. Elle ne l’est pas, ou, à tout du moins, elle ne l’est plus après la première écoute. Pour ma part, alors qu’un après-midi d’été évachée sur le lit d’un vieil ami, celui-ci m’a dit « eh, écoute ça », ce n’est certainement pas le mot « déprimant » qui m’est venu à l’esprit.

J’aime Belle & Sebastian pour la douceur de leurs chansons. Non, pas douceur. J’aime la voix du chanteur, j’aime les instruments qui sont utilisés et la façon dont ils le sont. J’aime surtout la musique de Belle & Sebastian. C’est la musique parfaite des moments solitaires, mais certainement pas celle des moments nostalgiques où l’on verse une larme en regardant les photos des amis du secondaire, broches en primes. Il y a de la musique douce (douce? je dis douce et je pense à un tapis avec de longs poils blancs. c’est certainement pas un mot qui peut décrire B&S), de la musique calme (pas comme de la musique new age et un bruit de fond de chute d’eau), de la musique (eheh, c’est le mieux que j’ai trouvé) qui peut être classée dans celle qui fait pleurer – ou même pleurnicher un peu en écrasant la larme du bout de son doigt (si vous en cherchez, j’ai encore une playlist pleine de chansons pop de mes folles années de secondaire, juste à me contacter), mais B&S ne m’a encore causé aucun pleurs (yay). Franchement, tout ce que je peux dire c’est que B&S, c’est beeen bon.

(excellente critique, madame Gwen, j’arrête pas de la trouver merveilleuse.)

Bon, c’est pas tout écrire un long texte pour ne rien dire, mais j’ai des livres à lire. Ça peut pas me faire de mal au niveau des synonymes, hein.

B&S, site officiel. (j’lai dit qu’ils viennent de Glasgow? Hehe)

*

Ajout d’Andy.

C’est vraiment une découverte grâce à Gwen ici présente. En fait, Belle and Sebastian ont neuf albums. Je crois que le seul lien qui lit les neuf est cette touche old school et pas très complexe, avec un beat de drum simple et de bonnes balades pas larmoyantes du tout. Et d’autres chansons avec plus d’influences rock. Parfois un peu folk aussi. Bref, de l’excellent pop indie. Et une touche d’humour!

J’ai particulièrement aimé I Love my Car, qu’on peut trouver sur leur myspace, mais juss pacque ça fit avec mon mood :P. (Parce que les autres tounes, toutes issues d’albums différents, sont particulières et intéressantes!)